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Nous devons avant tout faire la différence entre "société de liberté" et société "ultra-libérale".

La première veut garantir les libertés individuelles, celle de créer, de penser, de dire ce que l'on pense, y compris dans le champ politique grâce à la liberté d'expression, alors que la société ultra-libérale, promoteur d'un capitalisme mondialisé qui capte les richesses des entreprises pour les diriger dans les circuits de la haute finance internationale, s'articule autour d'un principe économique flou, appelé "economisme total" , qui refuse à prendre en compte les malveillances des êtres humains laissés libres d'organiser leurs "affaires", comme ils le souhaitent, aux quatre coins du monde, étant tous animés par un immense désir de toute puissance.

Nous voyons bien que bon nombre d'élus de gauche, du centre, de droite, et aussi d'extrême droite, se retrouvent volontiers sur ce chemin du capitalisme financiarisé au nom d’une certaine prétendue souplesse en matière économique, alors qu'il faudrait avancer vers ce que l'on appelle la "flexi-sécurité" dans l'organisation du travail et ainsi réaffirmer un besoin de régulation et de maîtrise en matière économique avec un état qui sécurise les salariés.

Les grands problèmes de société restent alors sans solution et les inégalités ne cessent et ne cesseront d’augmenter.

Ce n’est évidemment pas en fragilisant les salariés qu’une entreprise pourra y gagner une meilleure compétitivité.

Penser que la seule baisse des charges pourrait relancer les commandes est une erreur d’analyse. Ces baisses de cotisations ne profiteraient en fait qu’aux très grandes entreprises, très peu aux PME et TPE et pas forcément à l'économie vraie.

Par contre, l’état devrait simplifier les démarches pour la création de nouvelles entreprises car la France est étouffée par sa bureaucratie.

Vivre dans une société de liberté, c'est d'abord avoir la liberté d'entreprendre. C'est lorsque nous sommes libres que nous savons innover et la France a besoin d'innovations.

La voie de la réconciliation sera donc la seule solution à envisager pour entrer dans cette France de l'innovation, dans le cadre d’une union nationale autour d'une majorité la plus large possible pour créer les conditions d’une nouvelle espérance.

Gouverner, c’est écouter, c’est vouloir se rapprocher du juste en toutes choses. C’est aussi ne jamais céder aux pressions des uns ou des autres afin de garantir la cohésion sociale. Nombreux seront les candidats à la présidence, mais peu nombreux pourront incarner cette alternative citoyenne.

Peu nombreux vont oser se positionner sur le sujet de l’humanisation de l’économie. Encore moins nombreux seront ceux qui oseront dire que le "libéralisme mondialisé" ne garantit pas du tout les libertés fondamentales des citoyens.

Il faudra alors que les français qui souhaitent bâtir un nouvel humanisme dans l’esprit d’une France réconciliée et fraternelle puissent faire entendre la voix de l’alternative pendant que les partisans du vieux système se limiteront à parler d’alternance.

La France a besoin de changer de matrice, de logiciel, de paradigme. Je pense que le moment est venu pour tourner la page du libéralisme mondialisé et d’entrer dans la phase de construction de la Nouvelle France en sachant conjuguer le cœur et la raison.

C’est vers notre désir d’humanisme qu’il faut maintenant nous tourner et nous demander à nous-mêmes : « Qu’ai-je fait de mon désir de raison et de fraternité pour l’humanité ? Aurais-je laissé mes idéaux s’envoler en fumée ?

Serais-je contaminé par le virus de la déshumanisation de la société ? Ou bien, aurais-je encore ce désir caché quelque part, enfoui sous les décombres d’une société tourmentée, abimée et malmenée ?

L’histoire a prouvé que les français avaient cette force en eux pour échapper au pire. Je crois que les circonstances feront que, prochainement, nous saurons à nouveau nous rassembler, non pas pour détruire ce qui reste de ce vieux modèle disloqué, mais pour construire tous ensemble la société de demain, la Nouvelle France.

Jean-Yves METAYER

 METAYER PRESIDENT

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